Cavalettis cheval

Pourquoi travailler sur des cavalettis avec son cheval ?

Travailler sur des cavalettis peut être très bénéfique pour les chevaux comme pour les cavaliers. Les petites erreurs seront mieux tolérées et l’effort physique moins important. Vous aurez la possibilité de répéter davantage l’exercice. Les cavalettis peuvent répondre à différents objectifs comme travailler sur le physique des chevaux (musculation, assouplissement). On peut aussi améliorer leur technique et leurs réflexes selon le profil des obstacles et les distances choisies. Que l’exercice soit facile ou plus complexe, c’est également un bon moyen pour le cavalier de travailler sur lui, sa position et sa technique.

Les cavalettis permettent de travailler sur soi

Les cavalettis arrivent tôt dans la vie du cavalier. C’est souvent la première approche avec le saut d’obstacle. On part au trot sur la piste du manège, on se met en équilibre et hop, on enchaîne un puis deux ou même trois petits sauts. C’est la méthode la plus simple pour commencer le saut d’obstacle. En faisant ainsi, on ne se préoccupe pas de tous les points plus techniques liés au saut d’obstacle (distance, tracé…). C’est un excellent exercice d’instruction pour le cavalier.

Que vous soyez débutant ou confirmé, c’est toujours un excellent moyen d’améliorer son assiette et sa position.

Les bienfaits des cavalettis sur le physique du cheval

Les exercices proposés dans le paragraphe précédent peuvent être complexifiés petit à petit. Le cavalier aura toujours un rôle « secondaire », devra être discret et travailler sa position. Mais ici, on pourra augmenter le niveau de difficulté pour le travail du cheval.

La ligne de mécanisation

On garde l’esprit de la ligne, avec des entrées au trot ou même au galop avec davantage d’obstacles, des verticaux, des oxers et des sauts de puce par exemple. Ici, selon l’objectif, on va pouvoir varier les dispositifs. En règle générale, on essaye de garder des allures modérées, avec des distances normales ou courtes, pour faire en sorte que le cheval « saute bien », qu’il prenne le temps de sauter et de décomposer les mouvements. Le dispositif en lui-même doit suffire à faire travailler le cheval dans la direction voulue sans trop d’interventions du cavalier. Ces exercices font travailler le cheval physiquement. Les sauts de puces sont un excellent moyen de travailler les abdominaux par exemple. L’exercice demandera au cheval une certaine tonicité, mais aussi de la souplesse pour s’adapter aux distances.

Les cavalettis pour travailler les points techniques 

Ces exercices permettent au cheval de se « mécaniser ». C’est techniquement intéressant, le cheval enchaîne les bons sauts, car tout est bien réglé. Cela lui apporte de la confiance.

Il faut choisir le bon exercice qui correspondra à vos besoins :

Avec un cheval qui se dépêche à sauter, nous pourrons placer une barre au sol aux réceptions (3m derrière l’obstacle) et/ou entre deux obstacles. Cela permettra de le cadencer et de le reculer. N’hésitez pas à utiliser des barres en mousse qui éviteront les accidents si le cheval marche dessus.

Un cheval qui manque de trajectoire pourra s’exercer sur des oxers bas et larges ce qui l’obligera à se « tirer » durant le plané.

On peut également construire une ligne qui amène le cheval à varier d’équilibre. On commence avec un saut de puce, puis un oxer bas et large et enfin un vertical à la sortie pour se verticaliser. Attention, c’est ici un exemple complexe qu’il ne faut pas improviser.

Des barres de réglages peuvent améliorer la frappe, des barres en V le geste des antérieurs… Vous l’aurez compris, il y a de nombreuses possibilités. N’oubliez pas d’être progressif et de vous adapter à votre cheval. Même si ce sont des hauteurs raisonnables, attention à ne pas faire n’importe quoi, ces exercices peuvent s’avérer exigeants s’ils sont trop complexifiés.

Si l’objectif est de mécaniser votre cheval et lui donner confiance, privilégiez les sauts faciles et réguliers, par exemple 3 ou 4 verticaux à la suite avec une ou deux foulées entre chaque. Allez-y crescendo sur le nombre de foulées. Mettez une foulée entre les deux premiers obstacles, puis deux entre le deuxième et le troisième et ainsi de suite.

Pour commencer la séance, on vous conseille de sauter un obstacle au trot. Rajoutez un 2ème saut après au moins un passage. Ne vous lancez pas sur une ligne complexe avec plusieurs sauts dès le début de la séance.

Travailler sur le « dressage à l’obstacle » avec des cavalettis

Puisque c’est en forgeant qu’on devient forgeron, les parcours de cavalettis vous permettront de répéter vos gammes. L’avantage principal étant que l’effort physique et les risques encourus sont moindres par rapport à un vrai parcours.

Comme les barres au sol, les cavalettis permettent de travailler « sur le plat » avec un « évènement », qui est le franchissement de l’obstacle. C’est pour cela qu’on peut appeler cet exercice le « dressage à l’obstacle ». Cela permet de contrôler si vous avez le bon tracé, si vous respectez vos contrats de foulées, si vous maîtrisez votre vitesse et l’équilibre du cheval malgré cet « événement » qui vient naturellement perturber le galop.

Avoir un bon galop en faisant des grands tours de piste est relativement simple. En tout cas, on peut vite tomber dans un galop confortable et (trop) « facile ». Les cavalettis sauront vous donner des repères plus objectifs et venir challenger ce galop. Vous devrez travailler a minima : l’équilibre, le tracé, la vitesse, la rectitude, la régularité et les contrats de foulées et tout cela dans la décontraction. Répéter ce type de séance entre deux concours ou entraînement à l’obstacle vous permettra de trouver des automatismes, de vous familiariser avec le saut d’obstacle.

Les cavalettis en bref

« En avant, calme et droit », la célèbre citation s’applique plus que jamais pour ce type de séance.

L’objectif principal est de mécaniser le cheval et de mettre en confiance le cavalier, le tout sans prendre de risque ni demander trop d’efforts physiques.

Nous avons parlé de trois différentes séances :

1/ Travailler sur le cavalier, sa position et ses sensations : Pour cela, une entrée au trot et une petite ligne bien réglée lui permettra de profiter pleinement des sauts. Pas besoin de gérer les distances : on a l’esprit libre.

2/ Travailler le physique et la technique du cheval. L’objectif est que par les réglages et le dispositif, le cheval enchaîne les bons sauts et se « mécanise » sans trop d’interventions de la part du cavalier. En somme, chacun travail sur lui-même dans la sérénité.

3/ On effectue une transition entre le plat et le saut d’obstacle avec un vrai parcours. On essaye de travailler sur le plat, mais avec des petits sauts.

Pour vous aider à construire vos exercices, nous avons écrit un article sur les distances à choisir entre les cavalletis et les barres au sol.

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Zachary

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