Achat cheval de sport

Acheter un cheval de sport : les 6 points à vérifier

L’achat de son premier cheval de sport en tant qu’amateur nous donne souvent du fil à retordre. Avec la multiplication des réseaux sociaux, nombreuses sont les plateformes qui existent aujourd’hui pour acheter un cheval. Facebook, Instagram (oui oui #chevalavendre), TikTok, LeBonCoin, Equirodi, Cheval Annonce mais aussi tous les sites spécialisés (on vous invite à lire cet article sur l’Equipedia pour en savoir plus) permettent d’acheter un cheval de sport. Néanmoins, l’achat d’un cheval représente une lourde tâche à ne pas prendre à la légère et qui peut représenter un certain risque.

Découvrez dans notre article les 6 points clés à vérifier avant d’acheter un cheval afin d’éviter les mauvaises surprises et mettre toutes les chances de votre côté pour acheter un véritable cheval de sport.

 

1. L’historique du cheval : Elevage, anciens propriétaires, pays d’origine

Et oui, on n’y pense pas toujours, mais connaître l’historique approfondi de votre prochaine monture pourra vous permettre d’en savoir davantage sur son mode de vie, ses propriétaires et ses expériences passées.

Connaître l’élevage ou le naisseur de votre équidé peut s’avérer très utile. Certains élevages ont très bonne presse, tandis que d’autres moins… Il peut être un vrai gage de qualité : conditions d’élevage saines pour le cheval, bien manipulé dès le plus jeune âge, bonnes origines, etc. Si en tant qu’amateur vous êtes encadré(e) par votre coach, acheter un cheval assez jeune directement à l’éleveur pourra vous éviter de laisser une commission à un second intermédiaire (marchand, courtier etc).

Si vous achetez à un cavalier, un marchand ou un particulier, connaître les anciens propriétaires peut être également intéressant pour échanger avec eux sur le tempérament du cheval, ses habitudes et son comportement sur la piste. Cela permet d’éviter parfois des mauvaises surprises, et de savoir si le caractère du cheval peut nous correspondre.

Enfin le pays ! Et oui, le cheval qui vous aura tapé dans l’œil aura pu être importé d’un pays voisin comme l’Allemagne, l’Espagne ou la Belgique par exemple. Vérifiez bien l’identité du cheval avant de l’acheter en lisant sa puce et en corrélant cette dernière à ses papiers d’identité. Vérifiez également que son passeport est en norme européenne, afin d’éviter la surprise une fois à la maison qu’il est enregistré ONC en France.

 

2. Les origines sur IFCE

Les origines d’un cheval peuvent représenter un réel gage de qualité chez un cheval. Le site de l’IFCE permet grâce au nom de l’équidé de vérifier la généalogie des parents et des fratries. La génétique du cheval est un critère très recherché : elle peut permettre de déterminer à vue de nez si le cheval pourra être un bon sauteur, éventuellement son tempérament. Ceci n’est pas une science sûre à 100% mais des bons papiers témoignent en général de la potentielle qualité d’un cheval.

Généalogie cheval ifce

 

Attention, certaines origines peuvent être assez délicates pour un amateur et seront plutôt réservées au niveau professionnel. Veillez à bien vous faire conseiller par votre coach ou un connaisseur en génétique avant d’acheter un cheval avec des origines inexploitables à votre niveau.

Si vous allez acheter un cheval assez jeune, regarder la fratrie du côté de la mère permet aussi de se projeter sur les capacités de l’équidé. Si ces frères et sœurs sont de bons sauteurs, il y aura des chances que celui-ci le soit également.

 

3. L’indice ISO & les résultats en concours

Il est aussi intéressant de vérifier deux autres indicateurs qui peuvent témoigner que votre futur cheval sera un bon sauteur : son indice ISO ainsi que ses résultats en concours.

L’ISO est un bon indicateur afin de reconnaître le potentiel et le niveau du cheval. Cet indice est révélateur des performances de l’équidé en compétition et estime sa valeur sportive pour une saison de concours. Pour plus de détails, on vous invite à lire le dépliant d’Equi-Paedia qui explique bien cette notion d’ISO.

Si vous disposez du nom de l’équidé, regardez du côté de la FFECompet pour trouver ses résultats. Le cheval était-il monté par un amateur ? Un pro ? Avec quels résultats ? Si le cheval est disqualifié sur les dernières épreuves, il se peut qu’il soit donc planté. Cette partie « résultats » n’indique pas tout mais peut néanmoins éclairer parfois sur l’activité régulière ou non en concours ainsi que sur les classements.

Évidemment, si le cheval est monté par un cavalier professionnel, il y aura certainement un décalage entre votre monte et celle du cavalier pro. Pensez aussi à demander quelques vidéos sur un parcours, pour voir le tempérament du cheval sur la piste ! Des vidéos de saut en liberté pourront également vous éclairer sur le « potentiel » du cheval en CSO.

 

4. La visite véto

Un des éléments clés pour se prémunir de mauvaises surprises est la visite vétérinaire lors de l’achat.

Cette visite constitue l’un des éléments très importants lorsque vous êtes amateur. Acheter un cheval qui n’a pas une bonne visite peut s’avérer être une très mauvaise expérience. Si vous vous retrouvez avec un cheval boiteux, au pré, et inexploitable, vous aurez une pension à lui payer pour le restant de ses jours.

Si la visite vétérinaire est bonne, vous partez avec plus de chances de votre côté pour que votre futur cheval soit en bonne santé, sans problème morphologique. Ceci ne signifie pas qu’il n’y aura aucun problème, mais vous partez avec un cahier « vierge » sans risque imminent.

La visite vétérinaire est un long sujet qui ne sera pas exploité ici. Cet examen peut être sommaire ou bien très approfondi en fonction de ce que vous souhaitez examiner : dos, membres, dentition, cœur, locomotion, souffle, yeux, écho pour une jument, etc. De nombreux actes complémentaires peuvent être demandés avant d’acheter un cheval.

 

5. Les éléments de santé antérieurs & à jour

La santé, nous l’avons vu avec la visite vétérinaire, est un élément important avant d’acheter un cheval. Connaître les antécédents de santé du cheval peut donc nous permettre de nous prémunir également de certains problèmes. Le cheval a-t-il déjà eu des périodes de boiteries ? Suite à un concours ? Dû au sol ? Au pré ? Toutes ces questions peuvent nous permettre d’appréhender au mieux les conditions de travail optimales pour le cheval. Si vous achetez un cheval de sport qui a déjà tourné, il se peut qu’il faille l’infiltrer régulièrement. Cela lui évitera des douleurs. Pensez donc à prendre en compte cet élément dans votre budget annuel.

Demandez bien à l’acheteur si le cheval a eu des antécédents de colique, s’il tique, etc. Ce sont des informations qui peuvent vous éclairer lors de votre achat.

Aussi, avant d’acheter votre future monture, pensez bien à vérifier que tous les vaccins sont à jour (rendez-vous sur notre article sur les vaccins pour connaître ceux qui sont obligatoires), les vermifuges également. Vous pouvez également demander le bilan de santé, à savoir la date de la dernière visite chez le dentiste, la date de la dernière parure ou de la dernière visite chez l’ostéo.

 

6. Possibilité d’essayer avec son coach

Le dernier point et non le moindre, l’essai du cheval !

Les conditions de l’essai sont importantes. Il vaut mieux essayer un cheval qui sort du pré ou du boxe. Vous serez plus en capacité de mesurer les potentiels défauts du cheval, qui s’estompent après l’échauffement. Tester les 3 allures est un prérequis évident ainsi que l’enchaînement d’un petit parcours monté. Il est intéressant également d’observer le cheval sauter en liberté pour évaluer l’équilibre du cheval et son potentiel.

Acheter un cheval aux enchères semble parfois tentant quand on voit le rapport qualité/prix qui peut exister sur une vente, mais acheter un cheval de sport sans essayer n’est pas conseillé pour un amateur.

Généralement, si vous vous embarquez dans l’achat de votre futur équidé, il vous faudra faire plusieurs essais. Cela vous permettra de vous rendre compte du cheval qui vous plaît, tant dans les allures que dans le caractère, et dans sa manière de sauter. Il faut vous sentir à l’aise, confiant et en sécurité.

Avant de confirmer votre achat, prenez aussi du recul sur votre essai, et faites-vous accompagner et filmer. Revoir votre essai en vidéo vous permettra d’analyser plus en profondeur le cheval, sa locomotion et son équilibre.

En bref, si vous passez par ces 6 points de vérification avant d’acheter un cheval, vous sécurisez un maximum les désagréments, qu’ils soient d’ordre comportemental ou bien même d’ordre financier.

On vous souhaite une bonne recherche !

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Léa

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